La fin du capitalisme

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mercredi 14 janvier 2009

Les (vrais) emmerdes commencent

2008 vous a plu ? Vous allez adorer 2009...

Bon, meilleurs voeux à tout le monde, santé et bonheur et... et c'est déjà pas mal, parce que question pognon, ça va être coton. On rentre direct dans le vif du sujet avec le déficit commercial américain, publié hier.
- 40,4 Milliards de dollars pour le mois de Novembre.
C'est une réduction énorme (26% en un mois ! ça fait près de 5 ans qu'on n'était plus passé en-dessous de 50 Mds/mois) qui, théoriquement, pourrait annoncer que le vrai rééquilibrage vient de commencer. Et que les US vont donc être, enfin, contraints d'adopter un train de vie plus en adéquation avec leurs moyens ; ce qui ne signifierait en aucun cas la fin de la crise, mais au moins, le début de la disparition des causes réelles de la crise.

Sauf que... je sais pas, y a un truc qui ne me plait pas dans ce chiffre.
Déjà, c'est beaucoup, beaucoup trop rapide. Le timing est un truc essentiel en économie (la vraie, pas dans les livres). Il est crucial que les différents acteurs aient le temps d'adapter leur comportement à la nouvelle situation. Là c'est trop rapide. Un peu comme en plongée, en fait. Si vous remontez comme une balle après avoir passé 5 ans à -50m, c'est l'accident de décompression assuré. Et là, le corps, c'est toute l'économie US.
Ensuite, si on regarde dans le détail, la majeure partie de la baisse du déficit est due à l'effondrement du prix du pétrole. Très fragile donc. Pour le reste, on constate surtout une chute violente de l'ensemble des échanges (importations et exportations). Bref, tout ça donne l'impression que le retour sur terre, après des années de vie à crédit, risque d'une part d'être assez violent et d'autre part de laisser quand même subsister des déséquilibres profonds. Ni le beurre, ni l'argent du beurre, en somme.

Voilà pour les courants de fond, maintenant retour en surface, où la tempête fait rage.
Je réitère ma prévision d'une vague de faillites sans précédent et dans tous les secteurs dès le premier semestre 2009. Rien qu'aujourd'hui, 2 chaines de magasins US, ainsi que la multinationale Nortel ont fait faillite. Citigroup, la plus grosse banque américaine, semble en très mauvaise posture. HSBC aurait besoin d'une recapitalisation de 27 Mds. L'industrie automobile US est dans le coma, etc.
C'est assez dingue à imaginer, mais tout le monde sous-estime encore l'ampleur du merdier. Un petit exemple : même très bien informés, vous avez du entendre parler de 3 ou 4 faillites de banque aux US l'année dernière. (Une californienne, la retentissante de Lehman, et puis quelques faillites déguisées par des arrangements d'urgence). Nous en sommes pourtant déjà à 40 faillites bancaires ! Je pense que l'ordre de grandeur est le bon : tout le monde a l'impression qu'on est dans une merde noire, mais ce qui nous arrive est en fait 10 fois pire !

On ne devrait donc pas tarder à voir les premiers signes de la dernière phase de l'effondrement du système dans son ensemble : la faillite des Etats. (une agence de notation a d'ailleurs dégradé aujourd'hui la note de "sécurité" des emprunts de la Grèce. Suivants en Europe : l'Irlande, l'Espagne et le Portugal...)
Le plus hallucinant dans cette histoire est sans doute à quel point c'est gros comme une maison et à quel point tout le monde continue la fuite en avant en faisant semblant de ne pas le voir. ça ressemble comme deux gouttes d'eau à la bulle Internet ou à la folie financière des dernières années. Les lecteurs de ce blog sont bien placés pour savoir que, même sans être économiste, on pouvait annoncer la crise actuelle il y a 3 ans. Là, c'est pareil : Les Etats inondent les marchés de thunes qu'ils n'ont pas, (le déficit budgétaire US vient, en 3 mois seulement, d'exploser le record historique de toute l'année 2007), même un gosse se rendrait compte qu'il y a un truc qui cloche, et tout le monde, mis à part quelques économistes perdus et quelques zouaves dans mon genre) s'applique à regarder ailleurs, en se disant, sans doute, que la main invisible va nous régler ça comme le reste. Ben, je vous le dis, y a des claques invisibles qui se perdent.

Une note d'optimisme pour finir ?
Dans l'histoire comme dans la nature, la pourriture est le laboratoire de la vie...

vendredi 12 décembre 2008

Un poil dans la main invisible

Le déficit du commerce extérieur US, publié aujourd'hui, constitue probablement une des plus mauvaises nouvelles depuis le début de la crise. Et pourtant, il y avait de la concurrence... Le déficit commercial, c'est en gros ce que doivent les US au reste du monde, et son dérapage depuis 10 ans est, toujours en gros, la principale raison de cette crise. Après, la façon dont cette dette se répartit entre ménages, entreprises et Etat est quasiment un détail.

On nous parle d'éclatement de la bulle du crédit. Ben pas du tout. Il y a certes un resserrement du crédit des banques vers les autres acteurs, mais, globalement, cette bulle, la vraie, continue à enfler. L'économie américaine dans son ensemble continue à creuser sa dette au rythme effarant de 50 Mds de dollars par mois. (57.2 Mds en Octobre, soit un plan Paulson par an !) Les gigantesques manœuvres auxquelles on assiste en ce moment ne sont jamais qu'un transfert d'une partie toujours plus importante de cette dette à l'Etat.

Alors, si le déficit ne change pas, pourquoi est-ce une mauvaise nouvelle ? Parce qu'on aurait pu croire que, ralentissement économique aidant, il allait se résorber naturellement. Tout seul. Et la crise avec. En tout cas, c'est ce qui est écrit dans les livres. Mais il faut croire qu'il y a un sacré poil dans la main invisible.

La main invisible, elle dit qu'un déficit commercial trop fort aurait du affaiblir le dollar. Les produits US deviennent donc moins chers pour le reste du monde, qui en achète donc plus, et l'inverse pour les produits étrangers aux US, les ricains en achètent moins. Résultat : le déficit diminue. Dans tes rêves. Parce que, ce qu'elle n'a pas prévu, la main invisible, c'est qu'on peut difficilement remplacer des T-Shirts par des Boeing : les produits que les US importent n'y sont souvent plus fabriqués. Pire que ça, en octobre, les exportations ont diminué plus vite que les importations ! Faut croire qu'on peut plus facilement se passer de Boeing en Chine que de T-shirts aux US...

Et je vous assure que ça n'augure rien de bon pour la suite. Ce truc, le déséquilibre de la balance commerciale, est LA grande raison de cette crise. S'il ne se résorbe pas doucement, ça se passera violemment. Je n'ai aucune idée de ce que ça donnera, mais ce sera pas beau à voir.

On court vers un phénomène inconnu : la faillite, non pas d'un Etat parmi d'autres (ça, on connait, surtout les argentins) mais du moteur mondial du capitalisme, l'Etat américain. Personne n'a la moindre idée de la forme que ça peut prendre. Une seule chose est sure : ce truc là, ils vont le partager avec tout le monde .

mercredi 19 novembre 2008

La der des der (2)

Il y a quelques jours, on commémorait la fin de la première guerre mondiale. Il y a quelques mois, nous sommes entrés dans ce qui sera probablement la première crise mondiale.

La première, oui. Car il y en avait eu des guerres, avant. Des tas. Des guerres de Troie, des guerres puniques, des guerres des Gaules, des guerres de cent ans, des guerres de succession, des guerres civiles, des guerres de religion, des indiennes, des austro-turques et des russo-suédoises, des coloniales, des napoléoniennes, des napolitaines, mais rien qui, jusque là, avait mérité ce qualificatif : mondiale. Rien qui jusque là avait atteint en amplitude, en cauchemar, en nombre d'individus et de nations impliqués celle qui allait être, cette fois, la "der des der".

Cette crise est la première de l'ère de la mondialisation. Toutes les tentatives de comparaison avec les précédentes, en particulier celle de 1929, n'ont pas de sens. Celle-ci est d'une autre trempe. Et quand je dis trempe... je m'entends.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on n'entend plus trop parler de faillites depuis quelques temps. On a eu une bonne rafale à la fin de l'été et puis.. pffuit, plus rien. Depuis le mot clé, c'est plutôt "plan". Plan de sauvetage, de secours, de licenciement, de relance. Plan. Sur la comète...

Alors c'est joli les plans, ça occupe les medias, mais je vous assure qu'on se dirige vers une deuxième vague de faillites d'une ampleur sans précédent. Disons à partir de février-mars. Pourquoi donc ? Prenons une boite, grosso modo à l'équilibre, qui gagne 100 et dépense 100 tous les mois. Beaucoup de boites vivent avec deux mois de tréso devant elles, donc 200. Dans certains secteurs (genre l'automobile), la demande a chuté très fortement d'environ 30% (notamment parce que, pour acheter une voiture, il faut généralement un crédit. Plus de crédit, plus de bagnole) La boite qui gagnait 100 ne gagne plus que 70. Elle perd donc 30 par mois, avec 200 de "réserves" : 7 mois plus tard, c'est mort. Septembre --> mars. Évidemment, c'est très grossier, mais il y a de ça. (Pour General Motors, vous remplacez juste "100" par "10 milliards de dollars" et ça le fait assez bien) Pour les autres, vous pondérez avec la chute plus ou moins forte des ventes, les réductions d'effectifs plus ou moins rapides et drastiques, la tréso dispo, et vous obtenez un bel étalement des faillites sur tout le premier semestre 2009. Voilà.

Je sais, c'est pas marrant, mais qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? ça va saigner.

Mais on vous le promet, on va tirer les leçons. On va même... euh... tiens, on va même "refonder le capitalisme". Ah ! ça a de la gueule ça non ? Et pi on va faire des plans. Plein de plans. Des plans Paulson, des plans Wilson... En 14 points on va les faire. Et comme ça, c'est sur, cette crise, ce sera la dernière.

La der des der.

lundi 13 octobre 2008

Le capitalisme bouge encore... achevons-le.

Je vous fiche mon billet qu'on va voir fleurir demain les articles de presse commençant, tout en restant très prudent, à parler de cette crise au passé. et pourtant...

Pourtant comme le résume bien José dans ses carnets de nuit, l'important n'a pas du tout, mais alors pas du tout été abordé.

Il est fort probable que tout ce petit monde reste prudent et modeste et dise maintenant vouloir s'atteler à cette fameuse "réorganisation" de la finance mondiale ; et qu'on voit donc refleurir les mots creux et les déclarations d'intention, "transparence", "régulation" et tutti quanti.

Fort probable aussi qu'on n'entende pas le moindre murmure sur la seule vraie cause de cette crise : le train de vie hallucinant des Etats-Unis, complètement insolvables, et financés (jusqu'à quand ?) par le reste du monde. Une situation qui n'a, à ce stade, pas évolué d'un pouce.

Encore plus probable enfin, qu'on cache très vite sous le premier tapie tapis venu les critiques jusque là virulentes du modèle capitaliste.

Toutes ces belles réunions à l'échelle mondiale seraient pourtant l'occasion, impensable jusqu'alors, d'accords internationaux sur une sortie en douceur de ce modèle obsolète, et désormais, quoi qu'on en dise, moribond.

Voici du coup, puisque ça va être la mode dès demain, mon top 3 personnel des réformes à mettre en œuvre :

- la limitation de la rémunération du capital par la rémunération du travail
Je ne détaille pas, c'est un point directement hérité des SCOP, ça fonctionne extrêmement bien, et ça permet de sortir en douceur de la course folle à la rémunération du capital. (NB : personnellement, je serai plutôt pour une abolition pure et simple de la rémunération du capital, mais passons...)

- la mise hors-la-loi des paradis fiscaux
Sur ce point, il y a 90% de chances qu'il soit évoqué, 50% de chances qu'il aboutisse à une déclaration "ferme" (et 5% à une action autre que symbolique)

- la fin du monopole de la création monétaire par les banques
Point crucial, finalement assez simple, et longuement débattu sur de nombreux blogs, mais pas du tout dans les medias traditionnels.

Le second est plutôt de l'ordre du "gadget important" comparé aux deux autres. Il y a donc une petite chance qu'on en entende parler. Pour le premier et le troisième, ne vous faites aucune illusion : il va falloir le faire tout seuls.

Requiem pour un système

Trois ans de "raison d'être" de ce petit blog résumés en quelques lignes par Immanuel Wallerstein.
C'est limpide, ça fait du bien.
Extraits pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu :

"Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à "faire système", au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.

La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin."

...

"Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu’il fallait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.

Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif."

Outre le fait, que, personnellement, j'enlèverai un zéro au timing pressenti, je n'ai rien à ajouter pour l'instant. intégrale à lire sur contreinfo.

(et sinon, Krugman, prix Nobel d'économie ce matin... Un autre des auteurs relayés régulièrement sur contreinfo).

vendredi 10 octobre 2008

Liste des candidats à la présidentielle US

Toute petite incursion dans la campagne présidentielle américaine, suite à une digression dans les commentaires du post précédent. J'ai donc l'immense honneur de vous communiquer ici le nombre et le nom des candidats officiels pour 2008.

Il n'y en a pas 2, comme le pensent sans doute plus de 90% des membres de notre belle société de l'information. Il n'y en a pas 3 non plus, comme le pensent quelques dangereux dissidents écolos. Pas 5 ou 7 comme on peut le lire à quelques rares endroits perdus. Mais 13. Officiellement 13. Dans les faits, seuls 6 d'entre eux (mais quand même, 6, pas 2 !) sont inscrits dans assez d'Etats pour, mathématiquement, avoir une chance de l'emporter.

Tambours, trompettes, les voici, par ordre alphabétique, comme il se doit dans une démocratie :

Gene Amondson, Prohibition party

Chuck Baldwin, 56 ans, investi le 26 avril 2008 par le parti constitutionnaliste

Bob Barr, 60 ans, candidat du puissant parti libertarien depuis le 26 mai.

Roger Calero, parti socialiste des travailleurs (une candidature, disons, dissidente, puisque le candidat n'étant pas américain de naissance, ne peut être élu (un peu comme Schwarzenegger, quoi...)

Charles Jay, Boston Tea Party

Alan Keyes, indépendant, et l'occasion de constater que, non ,Obama n'est pas le seul candidat noir. Il sont d'ailleurs 3, la troisième étant une femme.

Gloria La Riva, Socialism & liberation

John Mc Cain, républicain( je ne vous le présente pas, ok ?)

Cynthia Mc Kinney, candidate de l'autre "grand" petit parti, le parti vert, depuis le 12 juillet.

Brian Moore, 65 ans, candidat du parti socialiste des Etats-Unis.

Ralph Nader, 74 ans, candidat indépendant depuis le 24 février. 5eme candidature. Une bio à faire palir un prix Nobel. Les démocrates lui en veulent à mort depuis l'élection de 2000 où, alors candidat du parti vert, il obtient des dizaines de milliers de voix en Floride (plus de 2 800 000 à l'échelle nationale) alors que Al Gore perd officiellement devant Bush pour 537 voix. (on notera que, cette année là, 5 autres candidats font plus que les 537 voix d'écart en Floride)

Barack Obama, démocrate (un mec qui fait des T-Shirts, un peu comme le Che)

Thomas Stevens, Objectivist Party.

Ted Weil, 83 ans, candidat du parti de la réforme, investi le 20 juillet.

ça fait donc 14, moins un inéligible : 13 candidats. En fait, il y en a encore beaucoup plus (24 de plus). Mais tous les autres ne sont inscrits que dans un seul Etat. Les 6 ayant mathématiquement une chance d'être élus sont : Baldwin, Barr, Mc Cain, Mc Kinney, Nader et Obama.

Pour celles et ceux qui se diraient "ouais, bon, ok, mais c'est des trucs un peu loufoques, c'est pour ça qu'on en parle pas".

Le parti libertarien revendique plus de 200 000 membres, soit plus que n'importe quel parti français. (ok, on est aux US, il y a 5 fois plus d'habitants, mais quand même. Combien de partis en France ont plus de 40 000 adhérents ?)

Le parti vert a également de quoi jouer les troubles fêtes (remember 2000)

Enfin, Ralph Nader, imperturbable troisième homme, est toujours capable d'un miracle (ne vient-il pas d'ailleurs, de recueillir le soutien de la célèbre "Obama Girl"...)

Et je termine ce petit "upgrade" par les propositions (source wikipedia) du "Parti socialiste des Etats-Unis" (dont le candidat, certes un peu anachronique, pose le poing levé. Mon préféré perso restant de loin, Nader) Vous jugerez vous-même de leur caractère totalement loufoque (ou pas) :

   * pour l'abolition du Patriot Act
   * contre la torture par l'eau
   * pour le retrait des troupes américaines en Irak
   * pour la nationalisation des secteurs clefs de l'industrie
   * pour une réduction des dépenses militaires
   * pour le protocole de Kyoto et une politique active en matière de protection environnementale
   * contre la peine de mort
   * pour la garantie de l'accès pour tous aux services essentiels (santé, logement, éducation)
   * pour le droit à l'avortement
   * pour la fin de la vente d'armes à l'étranger par les États-Unis
   * pour le remboursement de la dette des États-Unis aux Nations unies
   * pour le recours obligatoire au référendum avant toute action militaire à l'étranger
   * pour la protection du droit de grève et du droit d'appartenir à un syndicat
   * pour le droit de sanctuaire pour les immigrés en situation irrégulière; pour une politique d'aide au développement des pays pauvres pour endiguer l'immigration clandestine
   * pour l'annulation de la dette du Tiers monde
   * pour un engagement de l'État dans le développement et l'amélioration des infrastructures urbaines et rurales

Shocking, isn't it ?

(ce post a été updaté une demi heure après sa première publication. Le première fois, je n'en avais trouvé que 9 !)

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