La fin du capitalisme

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lundi 11 août 2008

Crise : si, un an après, rien n'avait changé ?

ou pas vraiment ?
ou pas encore ?

On nous l'a dit, répété, expliqué en long et en large : une crise est le produit de certains déséquilibres qui se résorbent par un "ajustement" violent. Après la crise, les déséquilibres en question sont donc censés être réglés.

Un an après, où en est-on ?

Tous les papiers un peu sérieux sur cette période plus que particulière, une fois passées les explications techniques sur les subprimes, credit crunch, MBS, RBS, ARS, ABS, le dollar, le pétrole et j'en passe, en arrivent à peu près tous... au déficit commercial américain.
(Bon comme on aime bien se compliquer la vie dans ses milieux là, vous trouverez plus précisément "déficits jumeaux" ou encore "balance courante". C'est à quelques milliards et quelques éléments près le même bouzin : la thune qui est due par l'économie US dans son ensemble au reste du monde. Je simplifie à mort, mais on se comprend).

A ce stade, tout économiste normalement constitué a déjà arrêté de lire. Et il a tort.
Oui Monsieur, il a tort, parce qu'il y a un truc que je vois, moi qui ne suis pas économiste, que je vois comme le nez rouge au milieu de la figure de Ben Bernanke, (le nez, que dis-je, le cap, la péninsule), c'est que le déficit commercial US, il est toujours là.

Là.

Si l'économie était le truc étrange qu'on trouve dans les livres d'économie, voilà ce qui aurait du se passer :
On part de l'endettement trop élevé de l'économie US. L'accès trop facile et généralisé au crédit entrainant, entre autres, la "bulle" immobilière.
L'éclatement de la bulle des subprimes, en se propageant au reste de l'économie, aurait provoqué un assèchement du crédit, via une aversion au risque, donc un ralentissement économique, une baisse de la consommation et un affaiblissement de la valeur du dollar. L'ensemble provoquait alors une baisse des importations et une hausse des exportations, qui aboutissaient finalement à la résorption du déficit.
Et hop, la crise était finie, on repartait pour un tour (jusqu'à la prochaine).

Ben pas du tout.
(si vous n'avez rien suivi, c'est pas bien grave, ça prouve que vous avez autre chose à faire dans la vie et que vous êtes donc plutôt sain d'esprit. Passez directement à la conclusion, dans 10 lignes environ).

Donc on observe quoi ?
Le déficit US a, certes, arrêté son plongeon vers les abysses, mais il ne se réduit pas du tout ! Il tient fièrement le rythme de -55 à -65 Mds de dollars par mois (prochaine publication : demain 14h30) le renchérissement de la facture pétrolière venant systématiquement combler les maigres améliorations sur les autres secteurs, dues à l'affaiblissement du dollar.
Alors vous me direz, bande de petits malins, "ah oui, mais le pétrole descend, là ! ça va donc aller mieux maintenant".
Certes. Mais le dollar, lui, remonte !
Résultat : un partout, balle au centre.

En bref, (les sains d'esprit, vous pouvez revenir), tous les éléments qui faisaient dire à de très rares économistes il y a un an (Nouriel Roubini en tête) que ça allait bientôt péter, tous ces éléments sont toujours en place !
Depuis, les économistes en question sont devenus des stars respectées alors qu'on les prenaient pour des fous, mais le grand capharnaüm de l'économie mondiale, les dizaines de milliards de dépréciations dans tous les sens, les faillites, les hausses, les baisses dans tous les sens, n'ont, à ce stade, encore rien réglé !!!

Il y a évidemment deux façons de lire cette histoire.
Certains diront que les causes évoquées n'étaient en fait pas les bonnes (ou partiront dans de grandes explications de "enfin si, mais bon en fait non"). D'autres penseront au contraire que, si le merdier qu'on vient de se taper n'a réduit qu'une partie infime des causes réelles, il va falloir avoir l'estomac sérieusement accroché dans les mois qui viennent.

Lesquels auront finalement raison ?
J'ai pas d'avis mais vous connaissez ma préférence ;-)

lundi 4 août 2008

Compte-à-rebours

"Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire."

Petit extrait d'une tribune de Yves Cochet, à lire intégralement sur son blog. (C'est moi qui ai mis en gras "la fin du capitalisme", of course)

J'en profite pour faire une petite remarque. Nous parlons souvent de fin de ceci ou de cela et passons donc souvent pour des "prophètes de malheur". C'est pourtant loin d'être le cas. L'ampleur des transformations nécessaires rend en effet possible aujourd'hui une évolution profonde de nos sociétés, que je vois beaucoup plus comme une chance que comme une sanction. Comme d'habitude, seule une poignée de gens ont un intérêt direct et à court terme à ce que "rien ne change". Ceux là freinent des quatre fers et y arrivent assez bien dans la mesure où ce sont évidemment eux qui détiennent aujourd'hui les principaux pouvoirs.

Bref, ce n'est pas parce qu'on parle de "fin de..." qu'on est forcément pessimiste, grincheux, etc.
Aurait-on dit la même chose de celles et ceux qui parlaient, en leur temps, de "fin de la monarchie", de fin de l'esclavage" ?

mardi 22 juillet 2008

Le CAC 40 rugissant

Je vais faire court, car mon "collègue" de chez ABN, que les habitués de ce blog connaissent bien, a encore frappé.
Il (elle ?) a une nouvelle fois écrit MON post, celui que j'aurai aimé écrire. C'est là (et c'est la troisième fois que ça arrive, il va falloir qu'on se rencontre un jour) :
http://www.boursorama.com/conseils/detail_conseil.phtml?news=5708768

(Faites abstraction des dernières lignes, la personne en question étant, mine de rien, payée pour "fourguer" des matières premières, or, pétrole, blé, métaux, tout ça. Ca n'enlève rien à son talent et à la pertinence de ce qu'il y a au-dessus).

Bon, quelques lignes quand même maintenant que je suis là.
Vous avez sans doute suivi le violent rebond de la semaine dernière. Une envolée du CAC 40 de près de 5%, pareil à New York.
Avec un tout petit peu de recul, il s'est réellement passé quoi ? (à part les manipulations de la SEC)
Officiellement, le rebond est expliqué par les meilleures performances que prévues des banques US et la baisse du pétrole.

En réalité, les performances des banques sont désastreuses, mais simplement "moins mauvaises qu'attendues".
D'un autre coté, les performances ou prévisions des autres entreprises (Google, Microsoft, Apple, Merck, etc.) sont, elles, plutôt correctes dans l'absolu mais en-dessous des attentes.
Enfin, les chiffres macro-économiques sont toujours piteux.

Résultat : un pauvre rebond, qui est sans doute déjà fini. Et surtout un signe de plus que, on se tue à le dire, nous sommes bien entrés dans une crise économique larvée, lente et profonde et pas uniquement dans une crise financière, violente mais vite terminée.
Les résultats des banques sont en effet "seulement" mauvais, mais ceux des entreprises classiques commencent à accuser le coup aussi.

Bref, cette jolie petite histoire est loin d'être terminée.

(Côté cyclones, Bertha est bien en train de manger l'Islande, Cristobal a raté New York de peu et Dolly, la petite dernière devrait, comme prévu, se transformer en ouragan pile sur le golfe du Mexique. Pas assez puissante pour ravager les installations pétrolières, mais suffisamment pour provoquer des évacuations, donc arrêter la production, donc faire remonter les cours. Enfin, il est possible que le prochain, Edouard, soit déjà sur la rampe de lancement du côté du Sénégal. Et ça peut faire un beau bébé. à suivre. (et toutes mes excuses à celles et ceux qui sont dessous et trouveraient le ton employé un peu léger).

samedi 19 juillet 2008

Une tempête tropicale à Wall Street ?

Non, ce n'est pas une image :-)

New York pourrait bien se réveiller lundi matin sous un déluge avec des vents terribles.
Elle vient d'être nommée "Cristobal", est en ce moment à 360 km à l'Est de Charleston (Caroline du Sud) et remonte tranquillement la côte Est à 11km/h.
Pas de quoi faire tomber l'Empire State, mais bon ,c'est toujours sympa pour l'ambiance.

Pendant qu'on cause météo (oui, la bourse est fermée, je m'occupe), cette saison des cyclones 2008 prend en ce moment une drôle de tournure.

Atlantique cyclone

Il y a ce WE pas moins de 6 zones à risques le long des côtes US ! (d'habitude c'est 2 ou 3 max)
3 côté Pacifique, dont un ouragan, Fausto et 3 côté Atlantique :
- Cristobal, dont je viens de parler (encore numéroté "Three" sur le graph ci-dessus)
- Bertha, premier ouragan de la saison, qui est en train de se tenter un coup assez spectaculaire : Aprè avoir fait le trajet Afrique/Antilles, être remontée au nord sur les Bermudes, la voilà, la grosse Bertha, qui retraverse l'Atlantique et fonce droit sur... l'Islande ! (ça donne le joli graph ci-dessous)
- enfin, la zone hachurée en rouge, au Sud de Cuba. Et si ce paquet là s'organise et se transforme en ouragan... bouloulou ! je ne suis pas spécialiste du tout, mais il est pile poil sur la rampe de lancement pour atteindre le Golfe du Mexique et ses plateformes pétrolières. Voire le Texas, et tous les ports pétroliers, raffineries, etc. US. Dans ce cas, le pétrole à 150$ est pour la semaine prochaine.

Islande

Voilà.

Quelques "tips", si ça vous intéresse de suivre ça.
Vous avez tous les développement, en live, au "National Hurricane Center".

Ils traitent donc deux zones : Pacifique Est et Atlantique Nord.
Les zones hachurées sont des zones de formation potentielle de cyclones.
Le premier stade de développement est celui de la dépression tropicale (TD) qui reçoit un numéro (on est donc à 3 dans l'Atlantique)
Dès qu'un système est "organisé" (qu'il se met à tourner sur lui-même), il devient alors une "TS" (Tempete tropicale) et reçoit un petit nom sur une liste prédéfinie par zone. Puis se transforme éventuellement en ouragan (Hurricane) catégorie 1 à 5.
Je vous laisse découvrir les graphes, ils sont très bien faits.

mardi 15 juillet 2008

Crise : quels pouvoirs ont réellement les "pouvoirs publics" ?

Depuis maintenant un an, l'onde de choc déclenchée par l'explosion des subprimes se propage à toute l'économie.
Immobilier, finance, banque, automobile, industrie, demain assurance, services, l'assèchement du crédit et de la confiance se répand comme une trainée de poudre laissant de plus en plus rarement aux investisseurs le temps de reprendre leur souffle avant d'attaquer un nouveau secteur, un nouvel épisode.

Cette crise du crédit, moteur du capitalisme à l'américaine, conjuguée à l'envolée des prix du pétrole, des matières premières en général et de l'alimentation, provoque des turbulences telles que tous les regards se tournent peu à peu vers le dernier rempart du libéralisme : les pouvoirs publics.
Un comble, sans commentaire.

Le patron de la Fed, Ben Bernanke, que sa bonne bouille faisait encore passer l'année dernière pour un bon père de famille un peu mollasson, n'a jamais eu autant de pouvoir, jamais concentré autant d'espoirs et d'attentes fiévreuses, jamais eu autant d'yeux rivés à ses lèvres, à l'affut du moindre mot, de la moindre inflexion dans le ton, qui sera ensuite commentée à l'envie par les haruspices de la finance, analysée, décortiquée, relayée à l'infini par les media financiers du monde entier et fera valser les milliards pour construire finalement la "tendance" du jour. Ou pas.

Ben Bernanke Ou pas, parce que ce bon Ben n'est jamais que ce à quoi il ressemble : un nain de jardin perdu dans la jungle financière mondiale.

Il va bien falloir se l'avouer : Ben est déjà à fond, depuis plusieurs mois, et avec lui tous les pouvoirs publics US.

En plus de la Fed, sur tous les fronts depuis un an, la faillite de Indymac a vu l'entrée en scène d'un nouvel acteur, la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation). Un organisme, né de la crise de 1929, chargé de garantir les dépôts jusqu'à 100 000$ en cas de faillite bancaire.

Quels sont donc les pouvoirs réels de ses surveillants de baignade du capitalisme ?
Ont-ils vraiment autre chose dans leur joli maillot rouge que les poumons gonflés à l'hélium de Pamela Anderson ?

Avant le striptease, quelques ordres de grandeur. pamela anderson Les subprimes et leurs conséquences ont d'ores et déjà couté plus de 300 Milliards de dollars de dépréciations en tous genres aux banques.
La note complète pourrait bien être plus proche de 1 600 Mds, voire 3 000 Mds selon certaines estimations.
L'ensemble des crédits hypothécaires US représente 12 000 Mds, dont environ 40%, soit 5 000 Mds, "portés" par les désormais célèbres "Fannie" et "Freddie", en grande difficulté.

En face, nos glorieux sauveteurs de Alerte à Malibu Wall-Street alignent :
- quelques dizaines de milliards pour la Fed. (40 environ)
- 60 milliards pour la FDIC.

Le "sauvetage" de Bear Stern a déjà engagé 30 Mds de la Fed. La faillite de Indymac devrait couter entre 4 et 8 Mds à la FDIC, soit en gros 10% de ses réserves, pour une seule faillite, certes grosse, mais on en attend de 100 à 200 dans les mois qui viennent !

On le voit, les "réserves" en question ne passeront peut-être même pas l'arrivée du tour et il va falloir une sacrée dose d'EPO pour atteindre Noël...

Alors il reste quoi ?

Il reste LE super pouvoir en carton : la confiance. La sacro sainte confiance dans la super puissance de l'Etat américain.
Et ça sert à quoi la confiance dans ces cas-là ? ça sert à dire : "si les banques sont en difficulté, moi, l'Etat, je leur prêterai des thunes. Donc elles ne feront pas faillite. ite missa est."

Car c'est une évidence, c'est écrit (entre les lignes) dans la Bible: l'Etat américain ne PEUT pas faire faillite.
L'armée US ne PEUT pas perdre au Vietnam, ni en Irak, ni en Afghanistan, General Motors ne PEUT pas faire faillite, on ne dira pas demain "l'emprunt américain" comme on a dit hier "l'emprunt russe". Ce n'est pas POSSIBLE.
voilà. Puisqu'on vous le dit,
...à la télé...

Plus sérieusement, avant qu'on en soit là, il est donc déjà certain que le seul pouvoir réel des pouvoirs publics US est en réalité de garantir qu'ils prêteront un argent qu'ils n'ont pas aux établissements en difficulté.

ça parait dingue, et pourtant, ça marche ; mais ce ne sera pas sans conséquences : ça revient en gros à augmenter la quantité de dollar en circulation (la fameuse "planche à billet"), donc à voir assurément s'envoler une inflation qui est déjà sortie des limites.

Il n'est pas du tout impossible qu'on revoit rapidement une inflation de plus de 10% annuels ; Jusqu'au jour où le reste du monde sera fatigué de placer ses réserves dans une monnaie qui perd plus de 10% de sa valeur chaque année.

L'aube de ce jour là est en train de se lever. Le soleil se couchera sur un champ de ruine.

samedi 12 juillet 2008

Indymac : les faillites commencent

On l'évoquait ici le 7 mars dernier, ce sont probablement près de 200 banques, rien qu'aux US, qui devraient ne pas voir la fin 2009.
Cette crise est en train de prendre doucement, tranquillement, sa pleine ampleur. Et nous vivons en ce moment ses toutes premières conséquences dites "réelles".
Même le FMI, d'habitude rassurant, pour ne pas dire aveugle, estime enfin que le plus gros de la crise est sans doute DEVANT nous !

Indymac est donc considérée par les medias comme la première grosse banque à boire la tasse, même si le "rachat" de countrywide financial par Bank of America et le "sauvetage" de Bear Sterns par JP Morgan (aidé par 30 Mds de $ de la Fed) étaient également des situations de faillite.
Tous ces petits gars étant liés les uns aux autres, il se prépare un joli jeu de domino auquel pas grand chose ne devrait résister.
ça a mis quelques mois, le temps que tout le monde utilise ses maigres réserves et marges de manœuvre pour faire face. Mais on arrive donc au moment où tous les acteurs sont maintenant à plat.
Tous, y compris l'État, vers lequel tout le monde se retourne en ce moment dans une espérance quasi religieuse.

Peu de monde ose se l'avouer, mais la Fed est déjà à bloc. Elle e engagé l'essentiel de ses très maigres réserves (quelques dizaines de milliards) dans le sauvetage de Bear Sterns et ne pourra pas le faire deux fois. Pire, elle s'est engagée à garantir certaines créances foireuses des banques pour, en gros, remplacer les réhausseurs de crédit, alors qu'elle n'en a pas une demi seconde les moyens. Et je ne parle même plus du dilemme Taux/inflation, l'affaire étant pliée depuis plusieurs mois.

Quant à l'Etat fédéral lui-même... son petit chèque de 800$ a fait rigoler tout le monde en mai. (150 Mds cramés pour gagner un mois et ne rien régler, chapeau). Et les rumeurs de "mise sous tutelle" des deux fameux spécialistes du refinancement hypothécaire, Fannie Mac et Freddie Mae, semblent bien optimistes, dans la mesure où celà reviendrait à doubler, d'un coup, la dette de l'Etat !

Bref, c'est le début du carnage à tous les étages et de la panique à bord.
D'autant que, outre ses petites histoires techniques, le seul chiffre important, celui du déficit commercial est obstinément ancré dans la zone insoutenable des 60 Mds de dollars mensuels (59.8 pour le mois de mai).

Comme le faisait très justement remarquer un commentateur du post précédent, une crise d'une telle ampleur ne peut que conduire à des bouleversements politiques majeurs. (Souvenez vous de 1929 et de ce qui a suivi. ça parait peut-être dingue, mais nous en sommes là, il est grand temps de se réveiller !)
Côté gouvernements, les dérives sécuritaires protectionnistes, nationalistes voire xénophobe sont en cours.
Reste à savoir quelle sera l'ampleur de la réaction des peuples.

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