SALUT ! et avant tout, merci, merci infiniment pour vos commentaires, pour vos demandes de mon "analyse", bref, pour votre intérêt pour ce modeste blog. Vous êtes chouette. J'en profite pour rappeler que je ne suis pas analyste, ni économiste, ni spécialiste et de manière générale, aucun truc en "iste". Tout ce que je pourrais vous raconter ci-dessous n'est jamais que le point de vue perso d'un amateur un peu averti, qui, à force de vous raconter qu'on allait s'en prendre une, a bien fini par avoir raison.

Bon, je vous fais pas la grande analyse détaillée pleine de mots savants pour expliquer la vie à tout le monde, hein. D'abord parce que c'est chiant ensuite parce que je ne sais pas faire et enfin parce que vous avez ça aujourd'hui dans tous les canards qui vous disaient exactement le contraire il y 6 mois. (et si vous voulez mon avis, il n'y a aucune raison de plus les croire aujourd'hui..).

Alors quoi ? Alors à mon avis, tout ça, le subprime, le credit crunch, la chute des bourses, les taux de la Fed et de la BCE, c'est de la pipe, on s'en tape. Non franchement. Le VRAI putain de gros bordel, c'est, on se tue à le dire, le déficit des comptes courants US. (et principalement le déficit commercial, qu'on suit ici depuis deux ans). Car ce ne sont pas quelques propriétaires, quelques millions de citoyens, quelques milliers d'entreprises, quelques centaines de banques ou quelques dizaines d'états qui vivent à crédit, c'est TOUTE l'économie américaine ! Alors oui, il y a bien une crise du crédit. Mais pas du crédit hypotécaire ou du crédit à la consommation, il y a une crise, majeure, de la NOTION même de crédit. (Et, au-delà, une crise de la confiance, seul et fragile ciment du système capitaliste dans son ensemble...). Tout le sytème actuel repose sur la capacité des institutions financières à utiliser plusieurs fois l'argent qu'elles ont réellement. (Si vous mettez un euro dans une banque, cet euro lui donne le "droit" d'en prêter, d'en "fabriquer", suivant les pays, 5, 8 voire 10 !). Cette jolie invention créé des masses de pognon vertigineuses qui sont utilisées pour financer des projets, des entreprises, de la consommation, des Etats, des guerres, etc. Bref, ça fait tourner la boutique. Tout le monde prete à tout le monde de l'argent qui n'existe pas, et tant que tout le monde y croit, ça roule. Jusqu'au jour où un zozo au milieu de tout ça n'arrive plus à rembourser. (Là, c'est parti des subprimes, ça aurait pu être n'importe où ailleurs.) Celui qui lui avait prêter se casse la gueule, ne peut plus rembourser non plus, etc. La jolie réaction en chaine, une sorte de bombe atomique économique. Et qui y a-t-il au bout ? Ben y a pas de bout. Pas aux US en tout cas. Les banques sont en train d'y passer, les assureurs des banques aussi, et bientôt, l'Etat lui même. C'est toute l'économie US qui est en faillite pure et simple et avec elle, le vieux système capitaliste.

Alors demain, il se passe quoi ? Ben j'en sais rien évidemment. Et je vous recommande de vous méfier de toute personne qui prétendrait le contraire (genre Christine Lagarde, championne du monde actuelle du nimporte nawak...).

En très très gros, ce qu'on peut d'ores et déjà observer (ce ne sont pas des prédictions, c'est DEJA en cours, exactement comme le vautrage actuel il y a deux ans), c'est :

Si tout se passe bien, un transfert de la capitale mondiale de New York à Pékin. (et plus précisément, l'Asie en général, moyen-orient compris). L'économie US étant en faillite, ceux qui ont des thunes ne leur prètent plus mais sont en train de racheter à bas prix toutes leurs boites, donc leur pouvoir, y compris politique.) Au passage, on peut acter la défaite officielle du libéralisme et du couple mythique "démocratie/capitalisme". Ce sont en effet des fonds souverains (d'Etat ! souvent autoritaires) qui sont en train de racheter à tour de bras les feurons mondiaux de la "libre entreprise"... Prévoyez également un alignement des normes sociales, économiques et écologiques, non plus sur les US, mais sur la Chine...

Si ça foire grave (et personne ne peut prévoir ça, l'étincelle peut venir de n'importe où, mais sera de toutes façons extérieure au strict domaine economique. Elle a même surement déjà eue lieu...), si ça foire grave donc, alors là... guerre civile mondiale. La première de l'ère de la mondialisation. Personnellement, je mets tout là-dessus.

Well, je vous quitte sur ces joyeusetés et sur cette petite anecdote qui m'a beaucoup fait rire et inspiré le titre de ce post... Au milieu de ce merdier généralisé qui les dépasse amplement, nos "gouvernants" locaux ne trouvent rien d'autre qu'appeler à plus de "transparence".

"Transparence", en russe "Glasnost"... Un petit mot qui a finalement précipité la chute d'un système entier, dépassant de très loin la volonté de celui qui l'avait prononcé...