Je vais faire court, car mon "collègue" de chez ABN, que les habitués de ce blog connaissent bien, a encore frappé.
Il (elle ?) a une nouvelle fois écrit MON post, celui que j'aurai aimé écrire. C'est là (et c'est la troisième fois que ça arrive, il va falloir qu'on se rencontre un jour) :
http://www.boursorama.com/conseils/detail_conseil.phtml?news=5708768

(Faites abstraction des dernières lignes, la personne en question étant, mine de rien, payée pour "fourguer" des matières premières, or, pétrole, blé, métaux, tout ça. Ca n'enlève rien à son talent et à la pertinence de ce qu'il y a au-dessus).

Bon, quelques lignes quand même maintenant que je suis là.
Vous avez sans doute suivi le violent rebond de la semaine dernière. Une envolée du CAC 40 de près de 5%, pareil à New York.
Avec un tout petit peu de recul, il s'est réellement passé quoi ? (à part les manipulations de la SEC)
Officiellement, le rebond est expliqué par les meilleures performances que prévues des banques US et la baisse du pétrole.

En réalité, les performances des banques sont désastreuses, mais simplement "moins mauvaises qu'attendues".
D'un autre coté, les performances ou prévisions des autres entreprises (Google, Microsoft, Apple, Merck, etc.) sont, elles, plutôt correctes dans l'absolu mais en-dessous des attentes.
Enfin, les chiffres macro-économiques sont toujours piteux.

Résultat : un pauvre rebond, qui est sans doute déjà fini. Et surtout un signe de plus que, on se tue à le dire, nous sommes bien entrés dans une crise économique larvée, lente et profonde et pas uniquement dans une crise financière, violente mais vite terminée.
Les résultats des banques sont en effet "seulement" mauvais, mais ceux des entreprises classiques commencent à accuser le coup aussi.

Bref, cette jolie petite histoire est loin d'être terminée.

(Côté cyclones, Bertha est bien en train de manger l'Islande, Cristobal a raté New York de peu et Dolly, la petite dernière devrait, comme prévu, se transformer en ouragan pile sur le golfe du Mexique. Pas assez puissante pour ravager les installations pétrolières, mais suffisamment pour provoquer des évacuations, donc arrêter la production, donc faire remonter les cours. Enfin, il est possible que le prochain, Edouard, soit déjà sur la rampe de lancement du côté du Sénégal. Et ça peut faire un beau bébé. à suivre. (et toutes mes excuses à celles et ceux qui sont dessous et trouveraient le ton employé un peu léger).