"Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire."

Petit extrait d'une tribune de Yves Cochet, à lire intégralement sur son blog. (C'est moi qui ai mis en gras "la fin du capitalisme", of course)

J'en profite pour faire une petite remarque. Nous parlons souvent de fin de ceci ou de cela et passons donc souvent pour des "prophètes de malheur". C'est pourtant loin d'être le cas. L'ampleur des transformations nécessaires rend en effet possible aujourd'hui une évolution profonde de nos sociétés, que je vois beaucoup plus comme une chance que comme une sanction. Comme d'habitude, seule une poignée de gens ont un intérêt direct et à court terme à ce que "rien ne change". Ceux là freinent des quatre fers et y arrivent assez bien dans la mesure où ce sont évidemment eux qui détiennent aujourd'hui les principaux pouvoirs.

Bref, ce n'est pas parce qu'on parle de "fin de..." qu'on est forcément pessimiste, grincheux, etc.
Aurait-on dit la même chose de celles et ceux qui parlaient, en leur temps, de "fin de la monarchie", de fin de l'esclavage" ?