La fin du capitalisme

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lundi 13 octobre 2008

Le capitalisme bouge encore... achevons-le.

Je vous fiche mon billet qu'on va voir fleurir demain les articles de presse commençant, tout en restant très prudent, à parler de cette crise au passé. et pourtant...

Pourtant comme le résume bien José dans ses carnets de nuit, l'important n'a pas du tout, mais alors pas du tout été abordé.

Il est fort probable que tout ce petit monde reste prudent et modeste et dise maintenant vouloir s'atteler à cette fameuse "réorganisation" de la finance mondiale ; et qu'on voit donc refleurir les mots creux et les déclarations d'intention, "transparence", "régulation" et tutti quanti.

Fort probable aussi qu'on n'entende pas le moindre murmure sur la seule vraie cause de cette crise : le train de vie hallucinant des Etats-Unis, complètement insolvables, et financés (jusqu'à quand ?) par le reste du monde. Une situation qui n'a, à ce stade, pas évolué d'un pouce.

Encore plus probable enfin, qu'on cache très vite sous le premier tapie tapis venu les critiques jusque là virulentes du modèle capitaliste.

Toutes ces belles réunions à l'échelle mondiale seraient pourtant l'occasion, impensable jusqu'alors, d'accords internationaux sur une sortie en douceur de ce modèle obsolète, et désormais, quoi qu'on en dise, moribond.

Voici du coup, puisque ça va être la mode dès demain, mon top 3 personnel des réformes à mettre en œuvre :

- la limitation de la rémunération du capital par la rémunération du travail
Je ne détaille pas, c'est un point directement hérité des SCOP, ça fonctionne extrêmement bien, et ça permet de sortir en douceur de la course folle à la rémunération du capital. (NB : personnellement, je serai plutôt pour une abolition pure et simple de la rémunération du capital, mais passons...)

- la mise hors-la-loi des paradis fiscaux
Sur ce point, il y a 90% de chances qu'il soit évoqué, 50% de chances qu'il aboutisse à une déclaration "ferme" (et 5% à une action autre que symbolique)

- la fin du monopole de la création monétaire par les banques
Point crucial, finalement assez simple, et longuement débattu sur de nombreux blogs, mais pas du tout dans les medias traditionnels.

Le second est plutôt de l'ordre du "gadget important" comparé aux deux autres. Il y a donc une petite chance qu'on en entende parler. Pour le premier et le troisième, ne vous faites aucune illusion : il va falloir le faire tout seuls.

Requiem pour un système

Trois ans de "raison d'être" de ce petit blog résumés en quelques lignes par Immanuel Wallerstein.
C'est limpide, ça fait du bien.
Extraits pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu :

"Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à "faire système", au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.

La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin."

...

"Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu’il fallait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.

Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif."

Outre le fait, que, personnellement, j'enlèverai un zéro au timing pressenti, je n'ai rien à ajouter pour l'instant. intégrale à lire sur contreinfo.

(et sinon, Krugman, prix Nobel d'économie ce matin... Un autre des auteurs relayés régulièrement sur contreinfo).

lundi 6 octobre 2008

Gouvernements du monde, jetez l'éponge !

avant qu'il ne soit trop tard...

Quels que soient les soubresauts, de plus en plus violents, de la bourse, les vrais indicateurs, les vraies causes, sont évidemment ailleurs.

Et chaque jour qui passe voit les gouvernements occidentaux jeter des milliards, puis des dizaines de milliards et maintenant des centaines de milliards dans la bataille, pour essayer de sauver quoi ? l'humanité ? la planète ? la biodiversité ? le climat ? les entreprises ? les gens ?
Non, le système bancaire.

Mais, de grâce, laissez tomber le système bancaire !
On s'en fout du système bancaire !
Ce n'est pas lui qui bosse, merde, le système bancaire !

Bon, ok, c'est vos potes, et c'est bien d'aider ses potes. Certes. Mais bordel, au rythme où vous y allez, là, vous allez y passer aussi ! et vous êtes bien mignon, mais vous, en l'occurrence, c'est nous. Alors, s'il vous plait,on vous le demande gentiment une seule fois, vous arrêtez les conneries tout de suite.

Je ne reparle pas des 700 Mds de Paulson, mais regardez vous deux secondes :

Le gouvernement irlandais vient de garantir l'intégralité des dépôts dans les banques. il y en a pour 400 Mds ! soit... 7.7 fois son propre budget !
L'Etat français met quelques milliards dans le sauvetage de Dexia et avoue le lendemain qu'il va probablement... les emprunter !
L'Etat de Californie, par l'intermédiaire de son musculeux gouverneur, fait savoir au Trésor qu'il n'aura pas de quoi payer ses flics et ses hôpitaux à la fin du mois et qu'il lui faut d'urgence 7 Mds.
En Corse, l'hôpital d'Ajaccio fait faillite et est placé sous administration provisoire ! etc. etc.
Rendez-vous compte : vous n'êtes pas de taille.

Et merci d'expliquer à ceux qui croient voir dans les mouvements actuels la "revanche des Etats sur le libéralisme" qu'ils se foutent le doigt dans l'oeil profond. Ce serait plutôt les finances publiques jetées en pâture aux marchés financiers !

Bref, au lieu de dilapider les thunes qui restent et celles des générations futures pour essayer de sauver vos potes, il serait de bon ton de bien vouloir organiser :
- le sauvetage et le rachat massif de toutes les entreprises qui vont se planter par leurs salariés
- le développement de banques alternatives, respectueuses de la planète et de l'humanité
- le développement d'outils modernes de microfinance et de microcrédit généralisés, afin de rendre aux citoyens le pouvoir qui lui a été volé pendant trop longtemps par les banques et les Etats.

Si vous ne le faites pas, ne touchez à rien, on s'en charge ; mais de grâce arrêtez de jeter par les fenêtres des thunes que vous n'avez pas.

Nous ne paierons pas vos dettes.

mercredi 1 octobre 2008

Changez le monde, changez de banque

C'est devenu une évidence : nous vivons une période charnière.
L'incroyable conjonction des crises financière, économique, politique, sociale, écologique et climatique va profondément bouleverser le monde actuel.
Or c'est précisément dans ces périodes de crise que s'esquisse le monde de demain.

Pour le pékin lambda que nous sommes tou-te-s, l'ampleur des forces en jeu pourrait paraitre inaccessible et encourager à se cantonner au statut d'observateur plus ou moins averti.
Ce serait une erreur tragique, car, au moment où tous les pouvoirs en place s'arcboutent pour sauver ce qu'ils peuvent d'un système déjà obsolète, au moment où leurs empires financiers,médiatiques et militaires s'enfoncent chaque jour un peu plus vers une déroute annoncée, c'est étonnamment celles et ceux qu'on ne voyait plus, qu'on n'entendait plus, auxquel-le-s on ne demandait même plus leur avis, qui émergent peu à peu de l'ombre et du silence et commencent tranquillement, humblement à construire l'avenir au milieu des ruines.
Les plus puissantes armées ne peuvent souvent rien face à un peuple libre et déterminé.
De la même manière, les centaines de milliards qui sont mobilisés aujourd'hui ne pèseront pas bien lourd face à un pouvoir tellement insignifiant qu'il a été oublié, un pouvoir que chacun de nous ou presque détient, un joli grain de sable dans une si belle mécanique : changer de banque.

ça n'a l'air de rien, c'est pourtant probablement l'acte le plus révolutionnaire qui soit aujourd'hui.

La façon dont est utilisé votre argent détermine ce qui sera financé ou pas aujourd'hui, donc ce qui existera ou pas demain. Ce pouvoir énorme, vous le confiez aujourd'hui à un intermédiaire, votre banque. Êtes-vous bien sur de, c'est le cas de le dire, partager les mêmes valeurs ?

Ce choix a un impact énorme, parce que, non, les banques ne sont pas "toutes les mêmes".
En France, deux d'entre elles sortent tellement du lot qu'on ne peut même pas dire qu'elles fassent partie du même monde. En tout cas, elles ne financent pas le même :
Ce sont la NEF et le Crédit Coopératif.

Très concrètement, la NEF (20 000 clients/sociétaires, environ 150 millions d'euros d'actifs) conviendra aux "activistes pour la planète et l'humanité", le Crédit Coopératif (200 000 clients, 1,5 milliards d'actifs) convenant mieux à toute personne "responsable", concernée par l'avenir du monde, mais souhaitant retrouver les mêmes produits et services qu'ailleurs (en réalité, vous en trouverez même un peu plus qu'ailleurs).

Si, pour des raisons qui vous regardent, vous avez quelques réticences ou difficultés à quitter purement et simplement votre banque actuelle, ouvrez un deuxième compte et basculez petit à petit. Mais faites-le, c'est fondamental.

Et le plus vite possible. Nous sommes à un moment clé : le secteur bancaire "destructeur" est en crise, les banques alternatives sont arrivés à un bon degré de maturité et développent des réseaux et synergies à toute allure. Chaque euro va compter double. Non seulement, vous le confiez à des gens bien, mais en même temps, vous l'enlevez aux autres ! En France, les Amis de la Terre viennent de sortir leur guide des banques, le Crédit Coopératif vient de lancer une campagne d'envergure et des hommes et des femmes libres ;-) commencent à disposer des média pour faire passer le message...

L'heure est venue,
à nous de jouer.

mercredi 24 septembre 2008

les remèdes, pire que le mal.

A l'heure où il devient évident que nous vivons une crise "unique à l'échelle d'une vie" (Alan Greenspan), il est assez cocasse de constater que l'immense armada de ceux qui n'avaient rien vu venir se dispute la lumière des projecteurs pour faire généreusement don au monde entier de SA solution.

Il est tout aussi cocasse de constater que malgré la diversité (revendiquée) des intervenants, la fameuse solution est absolument partout la même.

Mais ce qui est encore plus étonnant, c'est que cette solution miracle n'est ni plus ni moins que... le problème lui-même.

Quittons donc un instant les tribunes où se bousculent les puissants et revenons un instant sur terre.

Nous avons un système économique, une sorte de "capitalisme régulé par des pouvoirs publics", qui vit actuellement une crise majeure et peut-être définitive.
Que nous propose-t-on comme remède ? du "capitalisme régulé par des pouvoirs publics".

Waouh ! ça a du carburer sec des méninges, là haut...

Vous noterez au passage que tous ceux qui ont l'outrecuidance de l'ouvrir en ce moment, sans même penser une demi-seconde à demander pardon avant, sont également tous d'accord sur le fait qu'il faut précisément "plus de régulation des pouvoirs publics".
Vous noterez aussi qu'ils sont tous, bien que parfois à des échelles différentes, représentant des sus-cités "pouvoirs publics".

Vous noterez enfin avec moi que nous sommes proches aujourd'hui d'une espèce "d'union sacrée" entre la gauche et la droite (ou les soi-disant telles), puisque tous disent exactement la même chose (tout en revendiquant de le dire mieux que l'autre et que l'autre ne le dit pas, ou avait dit le contraire avant). Bref, pitoyable, sans plus et comme d'habitude.

Alors soyons clairs : ces gens là ne sont pas des abrutis et croient, malheureusement, sincèrement à ce qu'ils sont en train de dire.
S'ils disent tous la même chose, c'est simplement qu'ils partagent, à quelques détails près, une même vision du monde, une même échelle de valeur, disons une même culture au sens large. Précisément celle qui est en train de s'effondrer sous nos yeux.

Cette jolie union sacrée (qui n'est pas sans rappeler celle du référendum sur la constitution européenne) accouchera au mieux, c'est écrit d'avance, à un nouveau "Bretton Woods" à l'échelle internationale et à des pouvoirs de régulation accru pour ceux qui en décideront aux échelles nationales.
En gros, des "patchs". Des "ad-on', des "plug-ins"...
Très bien, après tout, c'est leur taff ; mais les perspectives réelles de sortie de ce système en faillite ne viendront que de l'extérieur du système lui-même.

A ce stade, il n'existe que deux "grandes directions", qui ne soient pas du "capitalisme régulé", l'une et l'autre étant ensuite extrêmement riches d'applications diverses :
- le libéralisme
- l'altermondialisme
(je considère le communisme comme appartenant au passé, ok ?)

En gros, soit du "vrai" capitalisme, dérégulé (ou "libéré", c'est selon...), soit une autre économie mondiale, non capitaliste.
Pour ma part, je considère que le premier n'est qu'une sorte "d'idéal théorique", applicable uniquement dans un monde qui n'existe pas en pratique et réservé, donc aux labo de recherche ou aux doux rêveurs.
"Mon" altermondialisme, au contraire, me semble extrêmement concrêt et ultra-adapté, puisque déjà en œuvre.
Il s'agit de développer peu à peu, et sans usine à gaz ou dogme pré-établi, des milliers d'entreprises à taille humaine, interconnectées à l'échelle planétaire et qui ne rémunèrent pas le capital.
(ou plafonnent la rémunération du capital par celle du travail).
Il est clair que nos dirigeants officiels ne choisiront pas cette piste afin de l'appliquer "d'en haut".
Et c'est tant mieux, ce serait dangereux.

Il nous appartient donc de la développer "par le bas". ça a déjà commencé, et tout le monde est bienvenu.

mardi 23 septembre 2008

Plan Paulson : et si ça ne marchait pas ?

Quelqu'un a-t-il des news de Jérôme Kerviel ?

Non , parce que, souvenez-vous... le pataquès international qu'ils nous ont fait pour... combien ? 4 milliards ? Allez, je vous le fais à 5 et on n'en parle plus.
Non, mais franchement, 5 malheureux petits milliards de dollars !
Si quelqu'un le connait, faut lui dire de pas s'en faire au Jérôme, hein, parce que ça fait une paye qu'on a changé de braquet, là.
Aujourd'hui, pour 5 milliards, t'as plus rien !

700 milliards qu'il allonge, le Paulson !
Tiens je vous le fais comme ça :
700 000 000 000 US$ (essayez de taper ça pour voir, ça fait presque mal au pouce. On croirait le prix du pain dans les années 30 en Allemagne)
Z'imaginez ? non, hein ? Moi non plus. On n'est pas encore 7 Mds sur cette planète. On est en train de parler de 100$ par être humain.
Pour un "plan".
Un pauv' plan.

Et vous voulez que je vous dise le pire ?
Eh ben il me plait pas, à moi, ce plan. A ce prix là, avouez que c'est moche.
Henry Paulson doit être furax. "Quoi ? je mets d'un coup d'un seul ce que gagne un Smicard en 333 333 siècles (ouais, j'ai compté, ça nous amène en...beaucoup, vu qu'au 100eme siècle on serait en l'an 10 000) bref, un monceau de thunes incommensurable et Aureliano Buendia n'est toujours pas content ? mais qu'est ce qu'il lui faut ?"
... qu'il se dit le Paulson.
Eh bien je vais vous le dire tout de suite.

Mais d'abord, petit résumé de ce qui est reproché aujourd'hui à ce fameux plan (par "les gens qui savent")
En gros, le plan c'est donc : on creuse un grand trou. L'Etat achète tous les trucs foireux des banques (ils appellent ça des "actifs toxiques", c'est mignon, non ? un peu comme les déchets...), pour ça, il dispose de 700 Mds. On met tout dans le trou. Les banquiers ressortent de sous la table tout propres, débarrassés de leurs actifs toxiques, et reprennent le business en hurlant au monde entier " A y est ! j'ai fini !" (je le sais, ma petite fille fait pareil en sortant des toilettes). Quelques temps plus tard, Paulson descend dans le trou, ressort tout le bardas et essaie de le revendre discretos pour récupérer son pognon.

Quelques reproches sont donc déjà évoqués :
- "C'est pas son pognon". Bah ouais, c'est celui du contribuable. ça on s'en fout, ça fait longtemps qu'on le sait, le contribuable est un con.
- "à combien il les achète les "actifs toxiques" ?" là, c'est des malins : Si Paulson achète pas cher, les actifs étant encore dans les comptes des banques pour des montants parfois fantasques, il va falloir inscrire le prix d'achat dans les bilans donc encore annoncer d'énormes dépréciations ! ça ne résout donc rien. (s'il achète cher, il ne revoit jamais son pognon, et vous revenez au premier point)
- "d'où qu'il les sort donc les 700 milliards ?" Eh oui... je ne vous fais pas l'article, si ça vous intéresse, lisez les 250 posts précédents de ce blog.

Ce dernier point mériterait évidemment un post entier. J'ai la flemme, je ferai ça bientôt. Gros warning à ceux qui répondrait trop vite "la Chine", la planche à billet", etc. On est arrivé là à des hauteurs vertigineuses auxquelles même les énormes excédents chinois se sauraient suffire...

Bref, à part ça, pourquoi il ne me plait pas, ce plan ?
D'abord parce qu'il pourrait bien ne pas suffire... le but du jeu, le SEUL but du jeu à court-terme pour Paulson, c'est de taper fort pour "restaurer la confiance". Et c'est très très aléatoire, la confiance. Pas le genre de truc qui s'achète, même à 700 Mds... et à voir les soubresauts des cours du pétrole ou de la bourse ces derniers temps, c'est loin d'être gagné.

Enfin, et bordel de merde, parce que j'aimerais que ce bon Henry et ces amis reconnaissent enfin qu'ils sont fauchés ! qu'ils pourront redistribuer tous les milliards qu'ils veulent dans tous les sens, tant qu'ils n'auront pas mis un terme au train de vie pharaonique de l'économie US dans son ensemble, ils ne s'en sortiront plus ! J'aimerais que ce bon Paulson et sa clique disent enfin au monde entier et particulièrement aux gouvernants de ce pays qui leur collent au train :

"STOP !!! Arrêtez tout ! on s'est gaufrés !
Il faut de toute urgence stopper les dépenses militaires et la marchandisation de tout ce qui bouge et complètement "définanciariser" nos économies, sinon on va tous y passer"

Ce jour là, je pourrai enfin fermer ce blog et vous dire à tou-te-s :
Le capitalisme est mort, bienvenue au 21eme siècle.

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