La fin du capitalisme

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mardi 8 juillet 2008

Puis vint Bertha...

Juste un petit post en passant pour vous annoncer l'entrée en lice d'un nouveau protagoniste dans notre grand jeu de massacre du capitalisme.

Alors que General Motors annonce des restrictions drastiques, envisageant au passage la vente de le fameuse marque Hummer, que FIAT met 4 de ces 5 usines au chômage technique une semaine sur 4 jusqu'en octobre, que les craintes de dépréciation n'en finissent plus, bref, que la crise financière est tranquillement en train de se transformer en bonne vieille crise économique (quelle surprise !), alors, enfin, que les 8 plus gros dirigeants de la planète sont encore allés se réfugier dans un hôtel de luxe gardé par une armée entière, pendant ce temps là, tranquille, un peu pataude, Bertha avance, Bertha souffle, Bertha enfle.

Bertha, c'est le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique Nord.

Et c'est déjà un beau bébé, catégorie 3, s'il vous plait.

Bon, il est fort probable qu'elle rate les terres et se contente devenir gentiment léchouiller la côte Est. C'est le début, le tir n'est pas encore bien précis. Va falloir cadrer tout ça par la suite.

Objectif principal : les puits de pétrole du golfe du Mexique.
Et je ne vous fais pas le dessin des cours du brut si ça tape dans le mille.

Bertha

Ses petits copains s'appelleront, par ordre d'entrée en scène :
Cristobal, Dolly, Edouard, Fay, Gustav, Hanna, Ike, Josephine, Kyle, Laura, Marco, Nana, Omar, Paloma, Rene, Sally, Teddy, Vicky, Wilfred

Perso, je parierai bien sur Omar...

(sinon, la saison des résultats des entreprises commence demain. Pas encore trop de dégâts, à mon avis, ça viendra plus tard.. Mais la publication du déficit commercial US, en fin de semaine, pourrait être sympa)

mercredi 15 août 2007

Dean et Erin ouvrent le bal

Pour ces vacances, Erin a choisi le Sud du Texas ; Dean ira plutôt aux antilles pour commencer et verra par la suite. Dean et Erin sont les premières tempêtes tropicales un peu sérieuses de la saison. Rien de bien terrible pour l'instant, mais Erin a donné le ton et la trajectoire : Droit sur le Texas et ses installations pétrolières ! (un poil bas, en fait, mais Gaïa va nous corriger ça par la suite, j'en suis sur) Evidemment, c'est encore un peu mou question puissance, mais là aussi, on n'est jamais que le 15 aout, c'est juste le tour de chauffe. Autant dire qu'on va reparler du prix du pétrole dans pas longtemps. Quant à Dean, elle est bien loin des installations pétrolières du golfe, mais devrait devenir officiellement demain le premier ouragan de la saison. (et passer droit sur la Guadeloupe au passage).

Tous les développements sont sur le site du National Hurricane Center.

mardi 14 août 2007

Gaïa contre l'empire : saison 2

Je viens de lire exactement le post que je voulais écrire. En gros feignant, je vous le ressers donc ici intégralement. (Je me suis juste permis de corriger une petite faute d'orthographe ds le titre. Il est écrit par quelqu'un de chez ABN, qui a une plume rare que j'avais déjà repéré deux ou trois fois précédemment).

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Après la tempête financière, la tempête tout court ?

Le vent semble retomber quelque peu – l'œil du cyclone – sur des marchés financiers passablement dévastés. Il faut dire qu'à la vitesse où les rotatives des banques centrales impriment des billets de banque. Songez-y, 200 milliards d'euros, 64 milliards de dollars, sans parler des devises plus ou moins périphériques, tout cela en quelques dizaines d'heures.Il faut dire que les banques centrales se retrouvent dans une position franchement inconfortable, un peu comme des pharmaciens dont l'officine aurait soudainement été investie par une bande de drogués en manque ; et les junkies (du crédit à haute dose) menaçant de tout casser, ils n'ont d'autres choix que de leur fournir des produits de substitution. Mais, même si elles regrettent aujourd'hui de ne pas avoir suffisamment investi dans une bonne campagne de prévention, peut-être ont-elles fermé les yeux pendant trop longtemps. Notez que le surréalisme financier commence à prendre des proportions qui ne sont pas sans évoquer la fin de la République de Weimar : Goldman Sachs vient ainsi de déclarer qu'ils allaient « injecter » 3 milliards de dollars dans l'un de leurs fonds en difficulté ; se prennent-ils pour une banque centrale ? Remarquez, cela expliquerait tout...

Au final, tous ces paradis artificiels alimenteront, encore et encore, la hausse tendancielle des cours des matières premières, lesquelles ont très bien résisté dans la tourmente, contexte dans lequel une maison rustique mais aux fondations solides est beaucoup plus appropriée qu'une cabane/clapier en papier (même avec lounge et balnéothérapie !). En tout état de cause, on ne peut se battre contre les forces de la nature : le pétrole s'est stabilisé, les opérateurs scrutant désormais anxieusement la formation potentielle d'un cyclone – un vrai – dans l'Atlantique ; le gaz naturel s'est d'ailleurs apprécié de 15 % depuis la fin juillet, très discrètement.

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Je me permets simplement d'ajouter ce lien vers le National Hurricane Center, si vous voulez suivre l'évolution des choses dans la zone Atlantique/Caraïbes. Pour l'instant, la saison est assez classique (4eme dépression tropicale en cours depuis le début "officiel" le1er juin). La NOAA vient de renouveler sa prévision d'une saison au-dessus de la normale, avec une probabilté de 85%. On va maintenant rentrer dans les choses sérieuses pour au moins deux mois. En ce moment, pas grand chose, une dépression tropicale très au large, et un "système de basse pression au-dessus du Yucatan, qui pourrait évoluer). Rapports en live ici.

Voilà. On se retouve à 14h30 pour la publication de la balance commerciale US de juin.