Je viens de lire exactement le post que je voulais écrire. En gros feignant,
je vous le ressers donc ici intégralement. (Je me suis juste permis de corriger
une petite faute d'orthographe ds le titre. Il est écrit par quelqu'un de chez
ABN, qui a une plume rare que j'avais déjà repéré deux ou trois fois
précédemment).
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Après la tempête financière, la tempête tout court ?
Le vent semble retomber quelque peu – l'œil du cyclone – sur des marchés
financiers passablement dévastés. Il faut dire qu'à la vitesse où les rotatives
des banques centrales impriment des billets de banque. Songez-y, 200 milliards
d'euros, 64 milliards de dollars, sans parler des devises plus ou moins
périphériques, tout cela en quelques dizaines d'heures.Il faut dire que les
banques centrales se retrouvent dans une position franchement inconfortable, un
peu comme des pharmaciens dont l'officine aurait soudainement été investie par
une bande de drogués en manque ; et les junkies (du crédit à haute dose)
menaçant de tout casser, ils n'ont d'autres choix que de leur fournir des
produits de substitution. Mais, même si elles regrettent aujourd'hui de ne pas
avoir suffisamment investi dans une bonne campagne de prévention, peut-être
ont-elles fermé les yeux pendant trop longtemps. Notez que le surréalisme
financier commence à prendre des proportions qui ne sont pas sans évoquer la
fin de la République de Weimar : Goldman Sachs vient ainsi de déclarer
qu'ils allaient « injecter » 3 milliards de dollars dans l'un de
leurs fonds en difficulté ; se prennent-ils pour une banque
centrale ? Remarquez, cela expliquerait tout...
Au final, tous ces paradis artificiels alimenteront, encore et encore, la
hausse tendancielle des cours des matières premières, lesquelles ont très bien
résisté dans la tourmente, contexte dans lequel une maison rustique mais aux
fondations solides est beaucoup plus appropriée qu'une cabane/clapier en papier
(même avec lounge et balnéothérapie !). En tout état de cause, on ne peut se
battre contre les forces de la nature : le pétrole s'est stabilisé, les
opérateurs scrutant désormais anxieusement la formation potentielle d'un
cyclone – un vrai – dans l'Atlantique ; le gaz naturel s'est d'ailleurs
apprécié de 15 % depuis la fin juillet, très discrètement.
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Je me permets simplement d'ajouter ce lien vers le National Hurricane Center, si vous
voulez suivre l'évolution des choses dans la zone Atlantique/Caraïbes. Pour
l'instant, la saison est assez classique (4eme dépression tropicale en cours
depuis le début "officiel" le1er juin). La NOAA vient de renouveler sa
prévision d'une saison au-dessus de la normale, avec une probabilté de 85%. On
va maintenant rentrer dans les choses sérieuses pour au moins deux mois. En ce
moment, pas grand chose, une dépression tropicale très au large, et un "système
de basse pression au-dessus du Yucatan, qui pourrait évoluer). Rapports en live
ici.
Voilà. On se retouve à 14h30 pour la publication de la balance commerciale
US de juin.